mardi 28 avril 2009

Amitié

Envie plus que jamais d'amitié. Je crois que je n'ai jamais aussi bien compris le sens de ce mot. Être là pour parler de tout, quand on en a besoin, ou de se taire quand il n 'y a que ça à faire. Rester silencieux ou savoir ouvrir les bras à celui ou ceux qui en ont besoin. Comprendre quand ce qui fait du bien est une caresse, un pas en arrière ou quand il vaut mieux parler d'autre chose... Être entre nous, entre amis et en un instant se sentir mieux, juste parce que nous sommes tous là. Ne pas en laisser un en dehors du groupe, maintenir la cohésion même quand ce n'est pas simple et aller vers un objectif commun, tous ensemble. Pouvoir dire à la fin "Nous avons réussi!", ou encore "Chouette concert!"...
Ce qui me vient dans ces moments là c'est une immense gratitude, un sourire énorme quand je pense à vous et des souvenirs si lumineux qu'ils apportent une étincelle même dans les moments les plus sombres. Et surtout la certitude que cette amitié existe vraiment et qu'avec cette force qu'elle me donne, je peux avancer sans crainte, parce que l'amitié ne s'éteint pas. Si nous sommes prêts à donner un peu de nous, à ouvrir notre coeur et nos bras quand il faut, l'amitié naît et renaît, infinie. Et ainsi j'ai des amis éparpillés dans toute la France, en plus de mes chers Turinois. Les amis sont un point de repère, des refuges et des points de départ, presque comme une famille. Et quand on dit qu'on choisit ses amis, je dirais "pas si vrai..."Avoir le choix, ça voudrait dire connaître tout le monde et puis choisir? Bien sûr qu'on le fait un peu, mais au final, tu ne rencontres jamais tout le monde et donc les amis sont ceux qui t'arrivent, mais comme un soleil qui se lève et qui ne se recouche jamais. Merci à vous tous. Je vous aime.

samedi 14 février 2009

Tout droit vers l'horizon

Cette semaine est une semaine de petit moral, de questionnements incessants, de retour vers un passé dont je voudrais définitivement me détacher. Oui, mais voilà, me détacher de ce passé définitivement signifie me priver de personnes auxquelles je tiens, des endroits où j'ai laissé des parties de moi. J'ai la fâcheuse tendance de me semer aux quatre vents, difficile dispersion, mais plus difficile encore est le rassemblement. Les questions m'envahissent: que suis-je? De quoi ai-je vraiment envie? Où me trouver? J'ai l'impression de devoir partir en pèlerinage à la quête de moi-même. Seule certitude: je crois en moi. Mais c'est toujours seule que j'avance, parce qu'au final c'est bien plus facile. Il ne faut rien concéder à personne. Je ne me lie que d'amitié, puisqu'elle est bien souvent moins gourmande que l'amour. Je n'arrive pas à m'imaginer autrement que toute seule. Je ne sais pas comment on oublie un amour passé. Je ne me vois pas non plus avec lui, mais il reste toujours là. Son souvenir flotte autour de moi et le rend plus présent aujourd'hui que par le passé, et je ne sais comment m'en débarrasser sans l'oublier. Je ne veux pas l'oublier. Il est mon premier amour et je l'admire beaucoup. Je le respecte infiniment. J'en viens à aimer même nos désaccords. Peut-être même surtout ça: au final, aimer, n'est-ce pas être capable de dire à l'autre "non"? de défier ses points de vue? de se mettre en colère devant son entêtement? et de rester quand même. Est-ce que l'amour est un chemin de courage et de persévérance où c'est en restant même par grand vent que l'on prouve sa loyauté? Même quand on n'y croit plus, faut-il maintenir le cap, toujours et encore?

dimanche 9 novembre 2008

...Solitude...

C'est fou comme on peut se voiler la face, les illusions naissent à une vitesse folle. Je ne m'étais pas sentie aussi vide depuis bien longtemps. J'ai comme un besoin de solitude, besoin de me jeter corps et âme dans le travail pour ne plus penser au reste. Juste continuer à agir en me respectant sans me laisser guider autant par mes envies et ma peur d'être mise de côté. Sentiment que je dois tracer ma route, accepter d'être seule quand même. De toute façon on est toujours seul. Même quand on rencontre des gens dont on est proche par le mode de penser, de ressentir les choses et les gens. On reste seul, parce que personne n'a exactement les mêmes signifiants et on ne se comprend toujours que partiellement et de manière subjective. Et pourtant, j'aurais envie de nouveau de discussions jusqu'au fond de la nuit, discussions au fil desquelles on se découvre vraiment, on explique vraiment qui on est, au plus profond de nous. Envie de partager ça avec quelqu'un. Une complicité telle qu'on se comprendrait sans mots mais où l'on n'aurait pas peur des mots qui fâchent, ou des désaccords. Je me retrouve encore toute fragile, avec ce besoin de me lier passionnément et profondément à quelqu'un, besoin qui jusqu'ici avait disparu. J'étais convaincue de pouvoir et de vouloir avancer seule.. Et maintenant je n'en suis plus si sûre. Les rencontres et les échanges sont à la base de mon bien-être, mais je me suis dispersée. Je crois que pour que les échanges soient sains, chacun doit avoir une confiance en soi et une conscience de soi très fortes. Pas évident.

dimanche 4 mai 2008

L'expérience de la Liberté

Je me souviens qu'en term, ma prof de philo disait que la chose la plus difficile pour l'homme est de faire l'expérience de sa liberté. Et moi je pensais "pff, mais l'homme est si lâche que ça? Vraiment des moutons, j'y crois pas!" Et je faisais ma belle en me mettant hors du troupeau... Oui, mais voilà, depuis un certain temps maintenant c'est moi qui fais l'expérience de ma liberté. Et finalement, c'est loin d'être aussi simple que ce que je pensais. Ça n'est pas une question de courage, le courage c'est avant, pour se lancer dans le vide. Mais une fois qu'on s'est lancé, la difficulté est de s'apercevoir que rien ne nous retient, ni corde, ni parachute, ni prise. Il n'est pas possible d'être plus seul, et je ne pensais pas non plus qu'il était possible de sentir le vide, de le rendre aussi palpable. Et pourtant. Et je n'aurais pas non plus cru que ce serait angoissant ou difficile à gérer. Ça fait des années que je n'étais plus libre. L'ai-je jamais vraiment été d'ailleurs? Il faut se réinventer un monde, réapprendre à vivre pour soi et parfois j'aimerais avoir un mode d'emploi. Je suis dans une période transitoire et paradoxale: je souhaite plus que tout retrouver des chaînes, quelque chose qui me rattache concrètement au monde et en même temps je ne suis pas capable de perdre cette liberté. Je ne supporte aucune entrave et néanmoins je les désire ardemment.

jeudi 10 avril 2008

Bnarchiste tu seras

Un nouveau mouvement idéologique est né.



Venez nombreux y adhérer.

Les 13 commandements de la Bnarchie

1) Tu ne te prendras jamais au sérieux
2) Tu riras tout seul dans un lieu public
3) Tu n'écriras jamais un mot sans en inverser les lettres
4) Tu ne passeras pas deux heures sans te faire remarquer
5) Tu seras trop généreux et naïf et tu te feras entuber
6) Tu gafferas sans discrétion
7) Tu seras victime du stress
8) Tu perdras toujours ta tête dans les nuages
9) Ton QG sera la pâtisserie du coin
10) Tu ne te la joueras jamais perso
11) Tu feras des jeux de mots compris de toi seul
12) Tu activeras toujours le service de réservation de place
13) Tu ne feras jamais rien comme les autres

lundi 17 mars 2008

On n'oublie pas

J'oublierai ma défaite et le rêve qui s'arrête
J'oublierai peut-être
Mais j'y pense encore quelque fois et ça ne s'explique pas
S'explique pas

Tes yeux, ta voix, tes mains sur moi, toujours ça reste là
Le jour et l'heure, ta peau, l'odeur, l'amour ça reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ça ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ça
Je n'oublie pas

Encore une chanson, cette fois c'est Zazie qui trouve les mots justes. Rien à ajouter.

vendredi 7 mars 2008

Amour et Liberté

Pfooou... Parfois les relations c'est vraiment compliqué. On s'aime mais on a besoin d'espace, de liberté et en même temps on veut sentir que ceux qu'on aime sont là, prêts à nous rattraper quand le sol s'écroule sous nos pieds. Comment fait-on pour parvenir à cet équilibre où l'on est capable de dire à l'autre "fais ce que bon te semble, je suis là" et accepter de ne pas faire partie de tous ses projets? Pour dire ok, tu as besoin d'être seul, d'être libre. Je ne te mets pas d'entraves. Nous sommes deux, mais tu es libre.
Je suis persuadée que c'est essentiel dans une relation de se sentir libre de mener à bien ses projets, ses rêves, sa Légende Personnelle comme dit Paulo Coelho. Mais comment aimer comme une femme du désert, en laissant partir loin la personne qu'on aime et mieux, en étant fière qu'elle poursuive sa route, ses envies profondes?
La route est encore longue avant d'arriver là.