Cette semaine est une semaine de petit moral, de questionnements incessants, de retour vers un passé dont je voudrais définitivement me détacher. Oui, mais voilà, me détacher de ce passé définitivement signifie me priver de personnes auxquelles je tiens, des endroits où j'ai laissé des parties de moi. J'ai la fâcheuse tendance de me semer aux quatre vents, difficile dispersion, mais plus difficile encore est le rassemblement. Les questions m'envahissent: que suis-je? De quoi ai-je vraiment envie? Où me trouver? J'ai l'impression de devoir partir en pèlerinage à la quête de moi-même. Seule certitude: je crois en moi. Mais c'est toujours seule que j'avance, parce qu'au final c'est bien plus facile. Il ne faut rien concéder à personne. Je ne me lie que d'amitié, puisqu'elle est bien souvent moins gourmande que l'amour. Je n'arrive pas à m'imaginer autrement que toute seule. Je ne sais pas comment on oublie un amour passé. Je ne me vois pas non plus avec lui, mais il reste toujours là. Son souvenir flotte autour de moi et le rend plus présent aujourd'hui que par le passé, et je ne sais comment m'en débarrasser sans l'oublier. Je ne veux pas l'oublier. Il est mon premier amour et je l'admire beaucoup. Je le respecte infiniment. J'en viens à aimer même nos désaccords. Peut-être même surtout ça: au final, aimer, n'est-ce pas être capable de dire à l'autre "non"? de défier ses points de vue? de se mettre en colère devant son entêtement? et de rester quand même. Est-ce que l'amour est un chemin de courage et de persévérance où c'est en restant même par grand vent que l'on prouve sa loyauté? Même quand on n'y croit plus, faut-il maintenir le cap, toujours et encore?